
Sur la couverture de mon roman, il y a des branches. C’est tout.
C’est la septième version. Les six autres sont encore dans mon ordinateur. Il n’y en a pas une qui était ratée. Elles en disaient juste toutes un peu trop!
Le livre est une énigme
La branche parfaite, c’est trois amis en camping, un défi entre eux, et une obsession commune : trouver LA branche parfaite. Pourquoi ils la cherchent, ce qu’ils veulent en faire, comment ça finit… ça se découvre en lisant, un chapitre à la fois. Et à la toute fin, il y a quelque chose que je ne dirai à personne. (Même pas ici. Surtout pas ici.)
Sauf qu’une couverture, ça doit donner le goût. Un titre, ça doit accrocher. Et dans mon cas, tout ce qui accrochait pour vrai… racontait le livre. J’étais vraiment mal prise!!
Le titre que j’ai aimé, puis jeté
Pendant un bon bout, mon préféré, c’était : On ne sait jamais ce qui rôde dans la forêt! Je le trouvais parfait. Il a le ton, il donne un petit frisson, il donne envie d’ouvrir.
Je l’ai jeté pareil. Il pointait exactement là où le lecteur n’a pas d’affaire à regarder en partant. Un enfant qui lit ça sur la couverture commence l’histoire en cherchant la mauvaise chose, et je perds ma surprise avant la page 1.
La branche parfaite, c’est le titre qui dit juste assez. Il nomme l’objet que les trois recherchent, sans dire pourquoi. Il est là dès le premier chapitre. Et il garde le fond que j’aime : tout ce drame, pour un bout de bois.
Ce que j’ai enlevé, un morceau à la fois
Ma première idée d’image, c’était le camping au complet : le feu, les amis autour, l’ambiance. Chaleureux, invitant.
Le feu est parti en premier. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi sans dévoiler un bout du livre, ce qui est pas mal le résumé de tout ce texte haha!!
Les enfants sont partis ensuite. Dessiner les trois amis sur la couverture, ça les fige : ils auraient une tête, un âge, un linge, et ce serait le mien, pas celui du lecteur. J’aime mieux que chacun se les imagine comme il veut!
Restait la forêt. J’ai essayé, pour vrai : des arbres, des sentiers, de la lumière entre les branches. C’était correct. C’était juste… classique. Ça annonçait une belle histoire de camping bien tranquille, et ce n’est pas le livre que j’ai écrit.
Ce qui restait

Une branche.
Alors je l’ai traitée comme un trésor. Énorme, en plein milieu de la page, comme si c’était le portrait officiel d’un objet très important. Les autres sont restées derrière, plus petites, à faire le décor. Le turquoise pour la faire ressortir, le titre en orange pour la chaleur, parce que la chaleur ne pouvait plus venir de la scène.
Est-ce que ça ressemble aux autres petits romans sur la tablette? Non, pas vraiment.
Est-ce que ça ressemble au livre? Ça, oui!
Le premier chapitre est gratuit, si vous voulez voir ce que la branche cache : La branche parfaite.